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SOERENSENVers 1851.La « merveilleuse machine » du compositeur danois Christian Soërensen (1818-1861, orthographié parfois Sorrensen, Sorenson ou Sørensen), fut présentée à la Grande Exposition de 1851 à Londres, puis à Paris, à l'Exposition universelle de 1855, au Palais de l'Industrie. Elle obtint une médaile d'or, remise par Napoléon III en personne.La machine, appelée aussi « Tacheotyp » se compose de 2 éléments : une table en forme de piano avec, à sa partie antérieure, un clavier alphabétique et, à son centre, un cône renversé; un double cylindre, s'ajustant sur un cône ou entonnoir, cylindre constituant l'originalité de la machine Sorrensen et composé de 2 parties superposées. L'une, fixe (après ajustement sur l'entonnoir), est le cylindre compositeur; l'autre, engrenée sur le premier, est le cylindre distributeur.Chaque cylindre est garni de baguettes verticales, en cuivre blanc, le long desquelles sont rangés les caractères, qui comportent des entailles particulières pour chaque type.
À chaque tour du cylindre distributeur, actionné à la pédale par l'ouvrier, les caractères se trouvant à l'extrémité des baguettes se trouvent face à une plaque dont la découpe correspond aux crans des caractères, et tombent donc dans le cylindre inférieur. Là, les caractères sélectionnés par le clavier sont poussés par un ressort dans l'entonnoir où il est redressé et transmis à un grand composteur où se forme une grande ligne, qu'il reste à couper et justifier.« La machine coûte 7000 francs. »La société créée à Paris pour l'exploitation de sa machine fut dissoute en 1856, marquant l'échec de vingt années de travail acharné, et l'inventeur quitta la France pour le Danemark, en 1859, en emportant son invention.« M. Sorrensen était un habile compositeur devenu excellent mécanicien pour réaliser son invention. La mort ne lui a malheureusement pas laissé le temps de perfectionner son œuvre [...]. »Son appareil, qualifié de « petit chef-d'œuvre mécanique », est encore mentionné parmi le matériel des établissements Ferslew (à Copenhague) vers 1880, mais « en dérangement ».La machine est mentionnée sur le site de la Librairie royale danoise (exposition de 1996).Un exemplaire est présenté au Teckniskmuseum de Copenhague, au Danemark. On peut observer une similitude marquée avec la machine Thorne, apparue quelques années plus tard et qui aura, elle, beaucoup plus de succès.
Réf. : L'Imprimerie, 1864. |