Les machines à composer

 

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TSCHULIK

1844

L.-E. Tschulik, de Noitsdorf (Bohême), proposa à l'Imprimerie impériale de Vienne une machine à composer. Novice en typographie, il entra à l'Imprimerie impériale et, au bout d'un an et demi, avec l'aide du mécanicien F.-D. Wurm, il parvint à construire sa machine. Le clavier en comportait 120 touches, un peu à l'image d'une casse. Justification et distribution étaient manuelles, mais Tschulik imagina plus tard une machine à distribuer à clavier.

En 1847, l'inventeur s'apprêtait à partir pour New York, pour y présenter sa machine, mais les journées d'émeute de mars 1848 interrompirent probablement ce projet. Voici ce qu'en rapporte Otto Höhne : « Les dessins et modèles du célèbre mécanicien viennois Wurm ont été détruits et brûlés, y compris une machine à composer complète, le plus grand chef-d'œuvre de la mécanique ! »

L'Imprimerie impériale de Vienne vers 1860. Au premier plan
à droite, les machines à composer Tschulik.