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STRINGERTYPE
Vers 1898
H.J.S. Gilbert Stringer inventa en Angleterre la Stringer Direct Casting
Machine. Les matrices étaient disposées autour d'un arc de cylindre, et
l'action du clavier présentait la matrice voulue en face du moule pour recevoir
la coulée. Après la fonte, les caractères étaient guidés vers l'appareil de
justification où des espaces compressibles étaient ajoutées, puis une
compression de la ligne ramenait celle-ci à la longueur voulue.
Ce principe fut également utilisé, à la même
date, par W.W. Smith, à Londres, dont la machine utilisait un disque portant
4 moules, et ne traitait pas la justification.
En 1902, Stringer dirigea ses recherches vers une
machine mixant les principes de la Linotype et de la Monotype. La Stringertype,
brevetée en 1902, fut présentée à Leipzig en 1914. Comme sur une Linotype,
l'opérateur déclenchait, à partir du clavier, l'assemblage d'une ligne de
matrices. Mais ces matrices se présentaient ensuite une à une devant le moule,
la justification étant calculée, en début de ligne, par un mécanisme
spécial. Le dispositif de la fondeuse rappelait celui de la Monotype. Les
matrices étaient ensuite reprises par un assembleur qui les envoyait vers le
mécanisme de distribution.
Le principal inconvénient de la machine était que
la fonte d'une ligne prenait plus de temps que n'en réclamait la composition au
clavier, et l'opérateur devait donc attendre pour démarrer la ligne suivante.
La Stringertype, qui produisait des caractères de
belle qualité, dans des corps variant de 5 à 12 points, ne put rivaliser avec
ses concurrentes à lignes-blocs ou à caractères isolés.
A. Seyl, 1966.
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