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POLYTYPESSystème de M. NoizetteIl ne s'agit pas d'une machine à composer à proprement parler, mais d'une tentative pour accélérer la cadence de la composition manuelle.Différentes expériences dans ce sens avaient déjà été lancées, par Walker au Times, lord Stanhope ensuite, par le fondeur Marcellin Legrand également. Le vicomte de Calonne imagina un coffre des rainures, dans lesquelles les « logotypes » étaient disposés, mais les 1 200 signes composés qu'il prévoyait demandaient un effort de mémoire soutenu...M. Noizette s'arrêta, lui, à 480 signes qui, classés alphabétiquement et verticalement en avant de la casse, simplifient le procédé.La distribution de ces polytypes, plus compliquée qu'avec des caractères normaux, était un des inconvénients du système.A. Seyl, dans La Chronique graphique (mai 1965), dresse un historique détaillé des inventeurs dans le domaine des logotypes. Voici les noms qu'il cite : Barletti de Saint-Paul (France, 1775) ; Hoffmann (Sélestat, France, 1792) ; Vinçard (Paris, 1804, caractères « hamapolygrammatiques ») ; Raymond et Pinard (France, 1846) ; Lampatir (Milan, 1846) ; Joostens (Louvain, Belgique, 1846) ; Brouaye (Amiens, 1846, 7 000 casiers inclinés, disposés en cercle) ; Benvenuti (1855, casse circulaire également) ; Beniowski (1855) ; Calonne (1877, voir ci-dessus).Réf.: Bulletin de l'imprimerie et de la librairie, 1885. |