Les machines à composer

 

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PAIGE

Vers 1885.

Cette machine, décrite dans l'Imprimerie peu après l'exposition de Chicago (1893), a été essayée au Chicago Herald, mais n'a pas eu de débouché commercial. M. Wentscher, dans le Bulletin des ingénieurs allemands, en avait pourtant dit le plus grand bien : « Cette machine, que j'ai vue fonctionner, est le fruit de 22 années de travail. Je la considère comme la plus complète des machines à composer ou à distribuer actuellement en usage [...] Le clavier, dont la disposition est basée sur l'étude de la langue, permet de frapper en même temps plusieurs touches [...] Aussitôt la touche frappée, la lettre chassée de son canal va se ranger dans le composteur [...] La machine à distribuer fonctionne en même temps que la machine à composer et remplit les canaux à mesure qu'ils se vident. [...] la justification s'opère automatiquement. »

Le fait que l'écrivain Samuel L. Clemens, plus connu sous le nom de Mark Twain, ait investi de très grosses sommes dans la mise au point de cette machine lui a permis d'être sauvée de l'oubli. On trouvera ainsi, sur un site américain consacré à Mark Twain, un historique et une description détaillée du « Paige compositor », une machine très complexe (plus de 18 000 pièces !) aux dimensions imposantes: « 12 pieds de long, 3,5 de large et 6 pieds de haut » (soit, en mètres, 3,66 sur 1,07 et 1,83 de hauteur). Poids: plus de 3 tonnes.

Sur les deux exemplaires construits, un seul a été conservé et se trouve au Mark Twain Memorial (Hartford, Connecticut), qui lui consacre une page détaillée (où l'on apprend par exemple que cette sauvegarde est due à la Mergenthaler Company...).

Voir Scientific American de 1901, avec de belles illustrations.
Également un autre site sur Mark Twain, avec une illustration
Une notice intéressante sur un site américain ("Engines of our ingenuity")