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Bibliographie
Venceslas Bausa, Origines
de la fonderie typographique et des machines à fondre, Paris, Librairie
technique E. Morin, 1893.
Carl Hermann, Geschichte
der Setzmaschine und ihre Entwickelung bis auf die heutige Zeit [Histoire de la machine à
composer et son évolution jusqu'à aujourd'hui], Vienne, 155 p., 1900.
Ouvrage commenté dans Les
Archives de l'imprimerie et dans l'Imprimerie
(août 1900). Carl Hermann était directeur de l'établissement typographique de
la Neue Freie Presse, à Vienne. Son ouvrage retrace les différents essais pour
accélérer la composition à la main: logotypes, puis les premières machines,
autour de 1815. L'énumération des systèmes imaginés depuis cette époque dépasse
le nombre de 150. Dans ses remarques finales, l'auteur croit à l'avenir des
différentes machines à lignes-blocs (Linotype, Monoline, Typograph), sans les
départager.
John S. Thompson. History of Composing
Machines, Chicago, The Inland Printer Company, 1904 ; reprint Garland
Publishing, New York, 1980.
J.S. Thompson (1872-1955), fut imprimeur et journaliste à la revue Inland
Printer. Spécialiste de la Linotype, il est également l'inventeur de la
fondeuse Thompson. Il a passé en revue les inventions enregistrées par l'Office
des brevets des États-Unis et de Grande-Bretagne, pour écrire un ouvrage très complet. Pour
en savoir plus sur J.S. Thompson : The
Thompson Typecaster.
Pierre Cuchet, Études
sur les machines à composer et l'esthétique du livre, Paris, 1908, 96 p.;
réimpr. Jérôme Millon, 1986.
Cette brochure reprend des articles parus dans la Fonderie
typographique. Les spécimens reproduits des premières compositions mécaniques
(en lignes-blocs) sont sans appel et déclenchent l'ironie de l'auteur. Le bilan
économique et social de l'introduction des machines à composer est également
présenté.
Pierre Cuchet, « Les machines à composer depuis leur
origine », Bulletin officiel de l’Union syndicale des maîtres
imprimeurs de France, juin 1909, 8 p.
Sous forme de notices chronologiques, un bon aperçu de la
période 1816-1908. Conclusion de P. Cuchet : « L’on se prend à
songer à ce que sera la typographie au siècle prochain. La science aura-t-elle
raison de l’art ? ».
Maurice Gouilloud, Essai
historique - 1815-1910 - sur les machines à composer, Paris, Imprimerie des
cours professionnels, 1910, 70 p.
L'ouvrage, qui reprend de façon chronologique les
inventions ayant pour but de mécaniser la composition, s'attarde particulièrement
sur la description de la Linotype. Voici sa conclusion: « À l'heure actuelle, sont le plus en usage: la
Linotype et Mergenthaler Linotype, la Monoline, le Typograph, la Barotype
(Linotype junior), toutes machines donnant la ligne clichée; la Lanston
Monotype, l'Electro-Typographe, fondant la lettre; la Kastenbein et la Thorne
utilisant les caractères mobiles. Quatre de ces machines prédominent: la
Linotype et Mergenthaler Linotype, la Monoline, le Typograph et la Monotype. »
Henry Garda, Les Deux Cloches, « Lettre ouverte de M.
Henry Garda, seul concessionnaire de la Monotype, à la Linotype & Machinery
Limited à Paris - étude comparative de la Monotype et de la Linotype »,
Paris, 1912, 64 p.
La brochure, qui contient des « renseignements
techniques inédits », réfute, point par point, l'« information
tendancieuse » développée par les représentants de la Linotype...
Otto Höhne, Geschichte
der Setzmaschine [Histoire de la machine à composer], Leipzig, 1925,
240 p.
Ce livre étudie les machines à composer par catégories : d'abord les
systèmes utilisant les caractères classiques, ensuite les systèmes de
clichage (par exemple la Rotary Matrix Machine), les machines à lignes-blocs,
les fondeuses de caractères mobiles, enfin des systèmes variés (utilisant le
télégraphe, s'inspirant des machines à écrire, ou photographiques).
L'ouvrage se termine par une chronologie et 2 index (machines et
inventeurs). Il comporte une vue panoramique d'une salle-musée installée à
l'usine Typograph, à Berlin, qui présente une
dizaine de machines (dont une Thorne et une Monoline) ainsi que des maquettes de
brevets .
Henry Lewis-Bullen, « Les machines à composer – Le
passage de la composition à la main à la composition à la machine », Revue
suisse de l’imprimerie, 1926.
Cet article fait référence à la revue américaine Inland
Printer et à la revue allemande Deutscher
Buch- und Steindrucker.
Antoine Seyl, Histoire illustrée des machines à composer typographiques et
phototypographiques, Bruxelles, Éd. des Arts et industries graphiques,
Bruxelles, 1966, 100 p., 65 ill..
Cet ouvrage rassemble des articles parus dans la revue La Chronique graphique
et qui reprennent l'étude publiée par l'auteur en 1926. Les inventions y
sont classées par types (machines à assembler les caractères, à fondre les
lignes, à fondre les caractères, premières photocomposeuses). Ouvrage très
bien documenté et analyse intéressante des emprunts effectués par les
différents inventeurs à leurs prédécesseurs.
Richard E. Huss, The Development of Printers' Mechanical Typesetting Methods, 1822-1925,
Univ. of Virginia, 1973, 307 p.
Ouvrage de référence. Après une introduction synthétique de
22 pages, qui traite les aspects techniques et sociaux du sujet, l'auteur
présente 294 notices, classées chronologiquement, et souvent illustrées. Le même auteur a publié quelques autres ouvrages concernant l'historique
des machines à composer. Cf. par exemple la machine Church.
Étienne Nau, « Les merveilleux typographes et leurs
drôles de machines », étude parue dans la revue Caractère, n° 50, noël 1980, 16 p., 35 ill.
L.W. Wallis, A Concise Chronology of
Typesetting Developments - 1886-1986, 1988.
Cet ouvrage de 75 pages (plus index) retrace, grâce
à de courtes notices, la chronologie de l'évolution de la composition
mécanique pendant un siècle, en incluant donc largement la photocomposition.
On trouvera une bibliographie
très complète au chapitre « Type composing machinery » du volume 4
(1800-1900) de « The
Cambridge Bibliography of English Literature ». Cette bibliographie
permet de découvrir l'existence d'ouvrages sur les machines de Gaubert,
Hattersley, Mitchell, Alden, Brown, Mackie, Fraser, Kastenbein, Thorne, Wicks,
Hooker, en plus bien sûr de nombreux textes sur la Linotype et la Monotype.
Voir également la bibliographie annexée à
l'ouvrage de Richard E. Huss, qui comprend une cinquantaine de références.
La Bibliothèque des arts
graphiques, à Paris, conserve des collections
très complètes de revues professionnelles couvrant cette période, ainsi que
de nombreux ouvrages.
Le site de la Magyar Elektronikus Könyutar (Bibliothèque
électronique hongroise) propose, sous forme chronologique, un historique
assez étoffé des premières machines à composer. Cf. Liens.
Le site italien Linotype
& Linotipisti propose, lui, un répertoire alphabétique des inventeurs.
Cf. Liens.
Sur le site d'Affaire
Esperluette sont proposées des bibliographies thématiques autour de la
lettre et du livre.
Revues :
Les Archives de l'imprimerie
L'Imprimerie
Revue suisse de
l'imprimerie
La Typologie-Tucker
L'Intermédiaire des
imprimeurs
La Nature
Revue des arts
graphiques
Bulletin de
l'imprimerie et de la librairie
Inland Printer
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